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dimanche 27 juin 2010

Existe-t-il une longueur de jupe idéale pour faire du vélo et autres questions existentielles



J’ai soumis ce titre à mon éditeur, mais il dit que c’est trop long, que le bouquin ne se vendrait pas. N’importe quoi. Parlez de longueur de jupe et aussitôt, une soirée qui s’annonçait sans histoire s’anime. Mieux: montrez un peu de peau sur la piste cyclable et un trajet tout con de la maison au bureau se pave péripéties pour la plupart réjouissantes pour l’ego. Sauf que, faudrait quand même pas causer des accidents, ni risquer de dévoiler davantage de nos charmes qu’il serait de bon ton de le faire. Moi, je dis mi-cuisse MAX et, les matins de fesses tristes, un legging, juste au cas ou l’arrière-train se ferait justement trop traînant.

Et puis, il y a évidemment le truc ultime qui consiste à rouler mon jupon mignon dans du papier de soie et à le déposer dans ma sacoche ORTLIEB (un fourre-tout hyper-pratique tant pour faire les courses que pour transporter élégamment ma paperasse et que j’ai aussi déniché au Yéti). J’y mets aussi mes escarpins et mes accessoires et hop! Même ma patronne commence à croire que c’est possible de rouler cool…



Et vous, vous faites comment?

mercredi 2 juin 2010

La princesse et la grenouille



Kona Afrika Bike 2010



Batavus Blockbuster Classic Lady Dutch

Je disais? Ah oui, ouch. Steve et son essai routier. D’abord, visez un peu le lineup plus haut:

Il y avait une aussi un vélo pliable, qui m’a transportée, en deux coups de pédale, au pays de Barbie. Va pour l’ergonomie, mais la bibitte était si légère que j’avais l’impression d’avoir un petit Transformer entre les pattes. Il allait forcément vouloir se métamorphoser en plein transport. Sinon, j’ai compris que ça n’est pas un hasard si Batavus rimait avec Brutus. La bête est mastoc, mais elle fait son effet. C’est d’ailleurs ce qui m’a valu un bleu sur le tibia. De l’autre côté de la rue, un couple dans la quarantaine coulait des jours heureux dans le Mile-End alors que je passais, roulant péniblement en 4e vitesse sur un terrain légèrement en pente. Cela donna tout le loisir à Monsieur de reluquer… le vélo. Évidemment, le mec, a sifflé à l’intention de la bicyclette! Et la Madame a fait les gros yeux. Et moi, confuse, je me suis pris le talon dans la pédale et j’ai failli échapper le mastodonte et, accessoirement, me tuer.

Je n’avais aucune intention d’en parler à Steve, vous pensez bien. J’aillais tout simplement lui dire que je n’avais pas senti de papillon. Même pour le petit Kona qui, au départ, m’avait fait craquer. Et les papillons, c'est suuuper important. Je voulais juste filer en douce avant que le bleu n’émerge et m’oblige à reconnaître le rôle que je venais de jouer dans une chicane de ménage ou peut-être pire, dans un divorce!

Et c’est là qu’elle m’est apparue, ma princesse. Princess Sovereign pour être plus exacte. Steve tenait le Pashley par sa selle de cuir vieillie et je suis certaine que quelque part, dans l’un des foyers artsy et épanouis du Mile-End, Alain Barrière chantait «Elle était si jolie-eeee». Durant les précieux instants que dura notre premier rancard, Alain Barrière chantait de plus en plus fort dans ma tête. Alors qu’à quelques coins de rue un couple agonisait, ma princesse et moi étions à l’aube d’une folle passion. L’Amour, c’est ben pour dire, a ses raisons que la raison ne connaît pas.


Ma princesse à moâ.

mardi 1 juin 2010

Un vélo comme une citrouille

Paraît que le vélo, c’est comme le vélo: ça ne se perd pas. Et si on a jamais été à l’aise sur deux roues, on fait quoi?

***

- Qu’est-ce que tu cherches exactement?
- (Sueurs froides, sourire nunuche, tousse tousse)
- C’est quoi la distance que tu as à parcourir entre la maison et le travail?
- 4 miles! (j’ai pris l’info sur googlemaps, je sais même pas combien ça fait en kilomètres)
- Ok… Euh… T’es sur l’Île donc, je te conseille un vélo urbain qui va être agréable à conduire sur un terrain relativement plat et qui aura l’avantage de pouvoir supporter des charges, si tu veux transporter ton ordi par exemple…
- Ok… Euh… Est-ce que je vais suer beaucoup? Je veux dire, est-ce que je vais être obligée de me changer en arrivant au bureau? Et aussi, je demandais quelle est la hauteur maximale de talons avec laquelle on peut pédaler sans se péter la gueule?
-(Sueurs froides, sourire poli, tousse tousse)

Bon, imaginez la discussion qui se poursuit en filigrane, pendant que la voix de la narratrice explique la scène: je parle à Steve de la boutique Le Yéti, coin St-Laurent et Fairmount. J’y suis parce que je sais de source sûre (c’est mon boulot après tout!) qu’ils possèdent une super flotte de vélos urbains… Et puis, j’ai entendu dire (là, fallait que je vérifie me sources) que les mecs qui bossent là-bas ne sont pas mal. Je m’égare.

Je suis donc à la recherche de ze vélo, celui qui me portera, telle la citrouille de Cendrillon, du point A au point B. Je le veux rutilant, beau, grand, fort. Je veux qu’il m’invite au resto et me couvre de fleurs… Euh. Je m’égare. La vérité, c’est que je cherche par tous les moyens d’oublier que le vélo, moâ, j’haïïïs ça. Vade retro souvenirs amers de cette ferraille bleu poudre de la taille d’un bœuf que j’ai jadis possédée et qui m’a mise par deux fois sur le chemin de chauffeurs de bus qui ont voulu attenter à mes jours.

***

Toujours est-il que j’ai fini par faire l’essai de quatre vélos, après avoir répondu au questionnaire de Steve qui devait se tordre de rire derrière sa barbe de trois jours. Mais je vous raconte la suite demain, parce qu’il faut que j’aille appliquer de la glace sur mon tibia.

Demain, j’ai dit.