lundi 5 juillet 2010
Pardonnez-moi Seigneur, parce que j’ai BIX-é…
- T’as fait du BIX-soul, ma doudou? (mon chum, vexé de s’être fait usurper sa BIX-identité)
- Ben non, j’ai juste pris deux verres en trois heures.
- J’appelle la Ville. Ils devraient te retirer le permis.
Depuis ma cellule (de culpabilité), je vous demande: trompez-vous souvent votre bécane pour le rutilant mastodonte? Si oui, à quelle fréquence et pourquoi? Emilie-VEUT-savoir.
dimanche 27 juin 2010
Existe-t-il une longueur de jupe idéale pour faire du vélo et autres questions existentielles

J’ai soumis ce titre à mon éditeur, mais il dit que c’est trop long, que le bouquin ne se vendrait pas. N’importe quoi. Parlez de longueur de jupe et aussitôt, une soirée qui s’annonçait sans histoire s’anime. Mieux: montrez un peu de peau sur la piste cyclable et un trajet tout con de la maison au bureau se pave péripéties pour la plupart réjouissantes pour l’ego. Sauf que, faudrait quand même pas causer des accidents, ni risquer de dévoiler davantage de nos charmes qu’il serait de bon ton de le faire. Moi, je dis mi-cuisse MAX et, les matins de fesses tristes, un legging, juste au cas ou l’arrière-train se ferait justement trop traînant.
Et puis, il y a évidemment le truc ultime qui consiste à rouler mon jupon mignon dans du papier de soie et à le déposer dans ma sacoche ORTLIEB (un fourre-tout hyper-pratique tant pour faire les courses que pour transporter élégamment ma paperasse et que j’ai aussi déniché au Yéti). J’y mets aussi mes escarpins et mes accessoires et hop! Même ma patronne commence à croire que c’est possible de rouler cool…
Et vous, vous faites comment?
dimanche 20 juin 2010
Plates contrées
Sur London Cycle Chic, une yummy mummy sur roues parcoure la ville avec bébé sur un ingénieux siège avant et croque de jolies photos de ses congénères. Quant à Copenhagen Cycle Chic, il est décrit par The Guardian comme l’un des dix blogs fashion les plus hot.
Quelles sont vos bonnes adresses?
lundi 14 juin 2010
Parlons cul
Pas envie de vous dire comment mon brushing tient avec la pluie des derniers jours. Il ne tient pas: j’ai une gueule d’épagneul, l’air «super-heureux-d’être-content» en moins. Je ne vous dirai pas non plus que malgré les supers gardes boue et le protège jupe, je n’arrive pas au boulot les jambes légèrement dégoulinantes, suffisamment pour avoir à passer un papier kraft brun qui sent le vieux truc recyclé dessus. Beurk.
-Quoi?!?! Mais de QUOI je me mêle???
-(Mon chum, qui lit par-dessus mon épaule) Ben là, chérie, faut que tu sois un peu positive, tu peux pas juste chialer, t’es censée donner envie aux filles de faire du vélo.
Bon, il ne semble pas avoir l’intention d’aller filer ses mousses de nombrils pour s’en tricoter un pull.
Okay… Positif. Euh…
Ah! Mon siège! Oui! Mon siège!
-Ta selle? (Toujours mon chum qui ne lâche pas son poste)
-Ben ouiii, mon suuuper siège en cuir!
-Mon lapin, elle est belle ta selle, mais elle est tellement dure que je suis certain que t’as super mal au cul et que, au fond, c’est pour ça que t’as l’air bête.
C’est pour vous dire: TOUT LE MONDE PENSE QU’UN SIÈGE DE VÉLO EN CUIR C’EST INCONFORTABLE. Rectifions tout de suite cette perception. Si vous devez avoir une seule certitude dans la vie, c’est qu’un siège de cuir, c’est le bout de la m…
À ma connaissance qui, en matière de vélo est fort limitée, j’en conviens, Brooks England manufacture de loin les modèles les plus intéressants sur le marché. La compagnie anglaise existe depuis 1866 et son premier siège a vu le jour en 1882, lorsque le cheval du fondateur de la petite entreprise de harnais fut terrassé par une crise cardiaque. John Boultbee Brook, ne pouvant se permettre d’acheter une autre bête, décida de commuter au travail en vélo, mais il fut affligé d’un incommodant mal de derrière tant le siège de sa bicyclette était inconfortable. Naquit la fameuse selle à ressorts qui se moule avec le temps au popotin de son proprio. Une révolution. Encore aujourd’hui, je vous mets au défi de trouver petit siège injecté de gel aussi confo… Et oui, aussi beau.
jeudi 10 juin 2010
C'est de bonne guerre
D'autres messages suivront...
lundi 7 juin 2010
Potins vélo
Croisé coin Laurier et St-Denis vendredi dernier: Michel «Vélo» Labrecque.
La scène: Il se «parque» en double file à côté de moi. Je me retourne pour savoir qui est l’énergumène qui ne se gène pas pour prendre ses aises… Je suis encore échaudée de mon expérience du matin (lire l’entrée du 4 juin pour savoir pourquoi). Quoi! Michel «Vélo» Labrecque ne porte pas de casque!
Je n'arrive pas à me contenir:
-Vous! Vous ne portez pas de casque!
-Moi? J’haïs ça! Mais le tien est super beau.
Je rougis. La lumière elle, passe au vert et «Vélo» Labrecque redémarre en fou. Je remonte en selle, tranquillement. Ouais, il est cool mon Nutcase et puis j’adore le slogan, «I love my brain». Même si en l’essayant, au Yéti, j’ai demandé à Steve de regarder ailleurs. Je suis comme ça moi, prête à ruiner mon brushing pour sauver mon cerveau… Prudente donc, mais pas folle au point de croire que je suis cute avec un bol sur la tête.
Encore que…
Je roule donc assez tranquillement pour me faire dépasser par un autre cycliste qui lui, ralentit à ma hauteur et me dit: «J’ai presque envie d’enlever mon casque, si ça peut donner envie aux jolies filles de m’aborder…»
vendredi 4 juin 2010
«Existe-t-il une culture du vélo à Montréal?»
Ma réponse sera brève: NON! La scène: je roule en sifflant presque dans un sens unique (oui, je roule dans le bon sens) à distance polie des voitures stationnées. Un fou furieux trouve que la rue n'est pas assez large alors qu'un tank pourrait facilement passer. Il accélère (mon pouls aussi), applique les freins (mon coeur s'arrête) et klaxonne (dernier soubresaut). Il poursuit à toute vitesse, je tappe sur mon casque et lui fait signe qu'il est complètement malade! Il s'arrête, sort de sa boîte à savon et me crie que je suis folle, que je prends trop de place et surtout, qu'il se fera un malin plaisir de me rentrer dedans la prochaine fois.
Je reprends la question: Existe-t-il une culture du vélo à Montréal?

